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Mobilisation de masse en Iran : risque d’une restauration monarchique et nécessité du regroupement d’un pôle de classe
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Les manifestations en Iran prennent une dimension de masse et la question du pouvoir est en train d’être posée. Le régime est dans une situation critique et se retranche contre les « ennemis de l’intérieur » après avoir montré, dans un premier temps, des signes d’ouvertures aux manifestant.e.s. La répression est déjà sanglante et très lourde : plus de 500 personnes auraient déjà été tuées et des milliers blessées et arrêtées. Internet a été coupé dans les grandes villes, ce qui laisse présager une répression d’autant plus importante, à l’abri des regards internationaux et de la grande diaspora iranienne.
Celle-ci s’est d’ailleurs mobilisée en soutien au mouvement dans les pays occidentaux : France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis. Certaines de ces mobilisations ont très clairement appelé le fils du shah à prendre le pouvoir, celle de Paris a même vu flotter, côte à côte, les drapeaux monarchique et israélien. Cette revendication est aussi en partie partagée dans les rues des plus grandes villes d’Iran. Il faut cependant rester lucides sur un point : le fils du shah d’Iran, exilé pendant quarante ans aux États-Unis et soutenu par Israël, n’a pas, pour l’instant en tout cas, un soutien populaire et de masse en Iran. Il est tout à fait envisageable qu’une restauration monarchique opérée depuis l’extérieur et l’infiltration de l’intérieur soient un fiasco et ne fassent que repousser la question fondamentale qui se pose au peuple iranien : celle de la nécessité de décider lui-même de son destin.
Le peuple iranien a une longue expérience de luttes très politiques, la dernière remontant à 2022 lors du mouvement « Femme, vie, liberté ». Dans ce mouvement s’était créée une dynamique sociale de masse qui, bien que très réprimée, avait permis de faire des avancées considérables pour la société iranienne et en particulier les droits des femmes. L’année 2025 a aussi été marquée par des grèves combatives dans des secteurs clés de l’industrie iranienne, comme chez les travailleurs de l’industrie pétrolière et gazière à Asaluyeh ou chez les chauffeurs de bus de Téhéran, et par la condamnation unanime de l’agression israélienne par les syndicats iraniens (voir les bulletins n°24, 25 et 26 de « Écho d’Iran » : http://www.iran-echo.com/). Cela montre qu’il existe un pôle de gauche, certes réduit mais implanté, combatif et politisé. C’est à ces organisations que revient la lourde tâche d’organiser le développement de la lutte actuelle vers un mouvement de classe. La détermination du régime à se maintenir au pouvoir et l’ingérence de l’impérialisme états-unien et israélien dans l’ensemble du pays sont deux obstacles qui se dressent devant le mouvement ouvrier iranien.
Les révolutionnaires ont le devoir de soutenir sans ambiguïté les travailleurs/euses et la jeunesse iranienne engagé.e.s dans un mouvement politique majeur. La base de ce soutien est la nécessité de défendre l’indépendance de classe pour faire progresser la lutte et faire face aux risques très importants qui vont se présenter.
Soutien au peuple iranien en lutte !
Soutien aux organisations syndicales et militantes qui luttent pour leurs droits !
Pour que le peuple abatte lui-même la République Islamique et décide de la forme et du contenu d’un nouveau régime !
À bas l’ingérence de l’impérialisme états-unien et israélien !
Non au retour du shah !






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